Seedbox 101

Choisir son installation

Un Raspberry Pi en serveur multimédia : ce qu’il fait bien, et où il s’arrête

Ce n’est plus un jouet. Ce n’est pas non plus une machine qui transcode de la 4K pour trois personnes à la fois — et c’est dans cet écart que naissent les déceptions.

Mis à jour le 2026-09-01 · 4 min de lecture

Un Raspberry Pi 5 avec un SSD est un vrai serveur multimédia. Il coûte environ 130 $ tout compris, consomme 5 watts, ne fait aucun bruit, et fait tourner Jellyfin sans peine. Pour un foyer qui regarde à la maison, c’est souvent la bonne réponse, et ce guide ne cherchera pas à vous en dissuader.

Ce qu’il encaisse sans broncher

  • La lecture directe, à n’importe quelle résolution. Si le téléviseur lit le fichier tel quel, le Pi ne fait que déplacer des octets. Même la 4K HDR passe — c’est un transfert, pas un calcul.
  • Deux ou trois flux simultanés, tant qu’aucun ne demande de conversion.
  • Sonarr, Radarr et un client de téléchargement, qui tournent tranquillement en arrière-plan.
  • Rester allumé en permanence. 5 W, c’est environ 11 $ d’électricité par an. Rien d’autre dans cette comparaison ne coûte aussi peu à faire tourner.

Les deux murs

  1. 1

    Le transcodage — le mur difficile

    Quand le lecteur ne sait pas lire un fichier (mauvais codec, sous-titres non pris en charge, connexion trop lente pour le débit), le serveur le réécrit en temps réel. C’est lourd. Un Pi 5 tient environ un transcodage 1080p, et aucun transcodage 4K. Une vieille télé connectée ou un téléphone en 4G le déclencheront sans arrêt. C’est le mur sur lequel on bute, et aucun réglage ne le supprime.

  2. 2

    Votre débit montant — celui qui n’a rien à voir avec le Pi

    Le Pi est derrière votre connexion domestique. Tout ce qu’il sert vers l’extérieur sort par votre débit montant, soit 20 à 300 Mb/s sur la plupart des lignes, et partagé avec toute la maison. Remplacer le Pi par un serveur à 2 000 $ n’y change rien.

UsageVerdict Pi 5
Une personne, à la maison, sur une télé récenteExcellent. Achetez le Pi.
Une famille, à la maison, appareils variésGénéralement suffisant, avec des saccades ponctuelles sur la vieille télé
Quelqu’un qui regarde depuis l’extérieurLimité par votre ligne, pas par le Pi
Médiathèque 4K, plusieurs spectateursNon. Mauvais outil.
Partage avec de la famille ailleursNon. C’est à ça que sert une machine hébergée.

Comment éviter complètement le mur du transcodage

  1. 1Utilisez l’appli Jellyfin native sur la télé, pas le navigateur. Les navigateurs refusent beaucoup de codecs et forcent la conversion.
  2. 2Gardez votre médiathèque en H.264 ou HEVC dans un MKV, la combinaison que presque tous les appareils lisent directement.
  3. 3Évitez les formats de sous-titres incrustés qui obligent à réencoder. Des sous-titres SRT simples ne déclenchent jamais de transcodage.
  4. 4Dans Jellyfin, regardez Tableau de bord → Lecture pendant une lecture. C’est écrit Lecture directe ou Transcodage. Si vous ne voyez jamais le second mot, le Pi ne sera jamais votre problème.

Quand s’arrêter et louer à la place

Le Pi cesse d’être la réponse à un moment précis : quand quelqu’un hors du domicile veut regarder. Non parce qu’il est faible, mais parce que votre connexion est le goulot d’étranglement, et le restera.

+Pi 4 ou Pi 5 ?

Pi 5, sans hésiter. Environ deux fois le processeur, un vrai PCIe pour un SSD, et un USB qui ne s’effondre pas sous la charge. Un Pi 4 fonctionne mais ne transcode pratiquement rien.

+Carte SD ou SSD ?

SSD, sans hésitation. Les cartes SD meurent sous les petites écritures constantes d’un serveur multimédia — en général sous un an, et toujours sans prévenir.

+Peut-il faire tourner la stack *arr aussi ?

Oui, sans difficulté. Sonarr, Radarr, Prowlarr et un client de téléchargement consomment très peu ensemble. C’est la lecture qui le met à genoux, pas l’automatisation.