
L’automatiser
Sonarr, Radarr, Prowlarr : la stack d’automatisation expliquée sans jargon
Quatre applis aux noms bizarres qui transforment un serveur multimédia en quelque chose qu’on cesse d’entretenir. Voici à quoi sert chacune.
Mis à jour le 2026-09-01 · 5 min de lecture
Tôt ou tard, ajouter les fichiers à la main cesse d’être charmant. On oublie la nouvelle saison, on télécharge la mauvaise version, il manque les sous-titres. La stack *arr existe pour supprimer tout ça — et sa réputation de complexité vient presque entièrement du fait que personne n’explique ce que sont les morceaux.
Quatre applis, quatre métiers
| Appli | Ce qu’elle fait | La version en une ligne |
|---|---|---|
| Prowlarr | Gère vos sources et les partage avec les autres | Le carnet d’adresses. On configure les sources une fois, ici, pas quatre fois. |
| Sonarr | Surveille les séries | « Suis cette série » — les nouveaux épisodes arrivent tout seuls. |
| Radarr | Pareil, pour les films | « Je veux ce film en 1080p » — il patiente jusqu’à ce qu’une version correspondante existe. |
| Bazarr | Récupère les sous-titres | Trouve et attache automatiquement les sous-titres français ou anglais. |
Elles ne téléchargent rien elles-mêmes. Elles décident quoi chercher et confient le travail à un client de téléchargement (qBittorrent, ou NZBGet pour Usenet), puis renomment le résultat et le rangent là où Plex ou Jellyfin le trouveront.
Le trajet réel d’une demande
- 1
Vous ajoutez une série dans Sonarr
Vous choisissez la série et la qualité voulue — disons 1080p, et rien au-dessus de 5 Go par épisode.
- 2
Sonarr interroge Prowlarr
Prowlarr interroge toutes les sources que vous avez configurées et renvoie ce qui existe, avec taille, qualité et nombre de sources.
- 3
Sonarr choisit et délègue
Il applique vos règles de qualité et envoie le gagnant au client de téléchargement. Si rien ne correspond, il attend — et revérifie toutes les quelques minutes, pendant des mois s’il le faut.
- 4
Le fichier arrive et est rangé
Sonarr le renomme en
Série/Saison 02/Série - S02E05.mkv, le déplace dans la médiathèque, et demande à Jellyfin de réanalyser. Bazarr ajoute les sous-titres. - 5
Ça apparaît sur la télé
Avec affiche, résumé et numéro d’épisode, dix minutes après l’arrivée du fichier. Vous n’avez rien fait.
Pourquoi c’est à ce moment-là qu’on loue une machine
Faire tourner la stack chez soi, c’est : cinq services à installer, un client de téléchargement, une configuration de ports, une machine à garder éveillée pour attraper une sortie de 3 h du matin, et des mises à jour. C’est un loisir en soi.
Sur une seedbox managée, chacun de ces éléments est un clic dans le panneau — déjà reliés entre eux, déjà pointés sur les bons dossiers, déjà en train de tourner pendant que vous dormez. C’est l’argument pratique le plus fort en faveur de la location plutôt que de l’auto-hébergement.
Les quatre erreurs de la première semaine
- 1Demander la meilleure qualité pour tout. « 4K remux, sans limite de taille » remplit n’importe quel disque en deux semaines. Fixez une taille maximale par épisode dès le départ.
- 2Configurer les sources dans chaque appli séparément. C’est à ça que sert Prowlarr. Faites-le une fois là, ça se propage.
- 3Ne pas préparer l’arborescence de dossiers d’abord. Les applis déplacent les fichiers ; si la destination est mauvaise, elles les déplacent là où Jellyfin ne regarde jamais.
- 4Surveiller des catalogues entiers. Ajouter une série de 12 saisons avec « tout surveiller » met 250 épisodes en file d’un coup. Surveillez la saison en cours, puis revenez chercher le reste.
+Qu’est-ce que Radarr et Sonarr ?
Deux applications jumelles qui automatisent une médiathèque : Sonarr suit les séries, Radarr les films. Vous déclarez ce que vous voulez et à quelle qualité ; elles cherchent, délèguent le téléchargement, renomment le fichier et le rangent là où Plex ou Jellyfin le trouvera.
+Comment installer Sonarr et Radarr ?
Sur une seedbox managée, c’est un clic par application dans le panneau : elles sont installées, reliées entre elles et pointées sur les bons dossiers. À la maison, il faut passer par Docker et configurer les chemins à la main — c’est là que la moitié des installations calent.
+Ces applications sont-elles légales ?
Le logiciel l’est sans ambiguïté : c’est un ordonnanceur libre qui interroge les sources que vous lui donnez et ne télécharge rien de lui-même. La licéité tient à ces sources, pas à l’outil.
+Et Lidarr, Readarr ?
La même idée pour la musique et les livres. Même interface, même logique. Ne les ajoutez qu’une fois la partie films et séries stabilisée — chaque appli est une configuration de plus à tenir.
+Faut-il Docker ?
À la maison, en pratique oui — c’est ainsi que ces applis sont empaquetées. Sur une seedbox managée, non : le panneau les installe pour vous, ce qui fait une grande part de l’intérêt.
+Ça marche avec Usenet autant qu’avec les torrents ?
Oui, et c’est là que la stack brille. Voir Usenet ou torrents pour ce qui change.
+Combien de temps pour tout configurer ?
Environ une heure de clics sur une machine managée, dont l’essentiel consiste à décider vos règles de qualité. Une soirée si vous l’installez vous-même à la maison.


